On se dit tous différents, pourtant je trouve que l'on se ressemble tous franchement car on se cherche tous un style qui nous sois propre, qui nous démarque des autres, on écrit tous des textes avec un langage particulier pour ne pas avoir l'air de se copier. On a tous besoin de se confier mais ne le faisons pas parfois par fierté, on se sent tous un peu paumé même si on ne veut l'avouer. On croit prendre chacun des voies différentes alors que nous nous retrouverons sur le même chemin par la suite. On aimerait tous se retrouver dans une ptite bulle qui nous protège des malheurs de la vie contre lesquels on est d'ailleurs révoltés et auxquels on essaye de tirer des leçons pour ne pas être confrontés une nouvelle fois à eux. Il y en a qui se font plus remarquer que d'autres, il y en a qui mûrissent plus vite que les autres, il y en a qui ont connu plus de peine que les autres et c'est réellement cela qui nous diffère, qui nous partage et qui nous unit ou nous sépare. C'est par cela que nous avons un avis et une vision différente de la vie. C'est parce que nous n'avons pas eu les mêmes parcours que tout semble différent, que l'on évolue et que bien que nous soyons encore jeune, nous nous formons notre caractère, nos goûts, notre personnalité. J'ai beau ressembler à énormément de gens à l'extérieure, je suis unique à l'intérieur du fait de ce que j'ai vécu, de mes peines et des petites épreuves. Et j'avoue que depuis une semaine, j'ai l'impression d'être un peu différente, de m'éloigner, je suis ici mais ailleurs en même temps. Je veux rire, je veux sourire mais il y a un je ne sais quoi au fond de moi qui me trouble, me perturbe. On me regarde sans me regarder, je suis là et pourtant j'ai l'impression d'être transparente aux yeux du monde. Je fais comme si tout va bien alors qu'il y a un vide. Quand j'ai besoin de m'isoler et que je ne le peux car je suis avec des gens, je me tais et je les écoute pourtant j'ai envi de crier mon malaise. Voila. J'ai dit ce qui ne va pas mais je ne sais pas si on lira cet article jusqu'au bout...